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    Cette rubrique contient des sujets sur lesquels je voulais écrire, que ce soit un thème d'actualité, un sujet qui me passionne, un livre que j'ai lu...

  • Le tueur intime de Claire FavanRésumé

    Will Edwards, quinze ans, est quotidiennement battu, violé, humilié. Quand Samantha arrive dans sa classe, belle et protectrice, il renaît. Mais l'amourette se mue en déception. Décidé à se venger, Will apprend minutieusement les règles de la perversité et de la cruauté. Un véritable enragé ! Devenu un prédateur redoutable, il s'engage sur les routes des Etats-Unis à la rencontre de ses futures victimes.

    " Will ne demandait qu'à renaître sous une forme encore plus monstrueuse. "

     

    Critique

    Le premier roman de Claire Favan est impressionnant. L'auteur a parfaitement réussi à se mettre dans la tête d'un monstre. Nos sentiments évoluent au fil des pages mais ce qui ressort beaucoup c'est la peur. Tomber sur un homme comme Will est le cauchemar de n'importe qui.

    Difficile de ne pas continuer à le lire malgré les émotions négatives que ce roman engendre. Et parfois, de prendre sur ses heures de sommeil juste pour connaître la suite ! Il est conseillé pour ceux qui sont assez forts psychologiquement, ce roman risque de vous retourner.

    Une suite existe, Le Tueur de l'Ombre  pour les plus courageux !


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  • Résumé de l’œuvre

    La Métamorphose est l’histoire de Gregor Samsa, un représentant de commerce qui subvient aux besoins de sa famille. Un matin, il se réveille, métamorphosé en un monstrueux insecte. Son dos est une carapace, il a de nombreuses pattes, il semble être devenu un cafard.

    Sa métamorphose ne semble pas le préoccuper pourtant, car il pense pouvoir continuer mener une vie normale mais il n’arrive plus à se lever et tente de rassurer sa famille qui s’inquiète. Or, le fondé de pouvoir demande des explications, Gregor ne peut plus se cacher, il est vu aux yeux de tous et son père le force à rester enfermé dans sa chambre.

    Il est d’abord mal-à-l’aise avec son nouveau corps puis se l’approprie et perd au fil du temps la parole, il se comporte comme un animal et est à deux doigts d’oublier son passé d’humain. Il devient le secret honteux de la famille ainsi que leur souffrance. Il provoque peur et dégoût, et finit par être rejeté. Sa fin est d’autant plus tragique puisqu’il est totalement oublié, comme s’il n’avait jamais existé.

     

    Bibliographie de l’auteur et critique

    Franz Kafka est un écrivain du courant littéraire du modernisme et du réalisme magique ou surnaturel. Il écrit des romans et des nouvelles en allemand. Il est né le 3 juillet 1883 à Prague, en République tchèque et est décédé le 3 juin 1924 à Kierling, près de Viennes, en Autriche. Il a écrit de nombreuses œuvres telles que La Colonie pénitentiaire, Le Verdict ou encore Le Procès.

    Le thème de la responsabilité de chacun est récurrent dans ses œuvres, notamment celle-ci où il ne laisse place non pas à l’espoir mais à l’absurde. La Métamorphose est bel et bien un écrit personnel où Kafka exprime ses angoisses et sa vision du monde où il trouve que l’homme est cruel envers ses semblables.

    Le personnage principal, Gregor, présente des traits communs avec l’état de l’auteur atteint de la tuberculose. Les deux finissent par ne plus s’alimenter. Franz Kafka souffrait de dépression, il se sert ainsi de Gregor pour s’exprimer. D’ailleurs, dans La Métamorphose, les membres de la famille réagissent tous de façon différente. Par exemple, le père de Gregor éprouve quasiment de la haine envers son fils qu’il ne reconnaît plus. Il n’hésite pas à le blesser, cette relation difficile n’est pas là par hasard, c’était également le cas de Kafka qui avait un père très autoritaire.

    Le style d’écriture de Kafka est totalement adapté à l’œuvre. Les longues descriptions, parfois lassantes, relatent parfaitement l’état déplorable de Gregor. Ce qui est surprenant, c’est que l’œuvre soit écrite à la troisième personne du singulier alors que l’auteur semble y mettre ses émotions et ressentis dans cette nouvelle. Franz Kafka laisse véritablement le lecteur dans une incompréhension. La métamorphose démarre dès la première page, sans explication et à l’avenir, sans recherche de solution. L’écrivain a su retranscrire le dégoût ressenti à la vue de son personnage et de ses actions, ainsi que sa vie, qui n’était pas déjà très palpitante avant sa métamorphose et qui s’empire suite à cette dernière.

    La métamorphose de Gregor n’est pas simplement physique mais aussi mentale, la nourriture mangeable le dégoûte et il préfère manger les aliments pourris, il s’agite et grimpe sur tous les murs et les réactions de sa famille divergent. Comme dit précédemment, le père manifeste une certaine colère envers ce fils qu’il ne considère plus que comme un monstre. Sa sœur, Grete, d’abord compatissante en subvenant à ses besoins, finit par ne plus le supporter et exiger de se débarrasser de lui. Les réactions de la mère ne sont pas très marquantes, elle, qui s’est d’abord évanouie, ne semble plus voir ce qu’est devenu son fils, comme si elle était étrangère à tout ça.

    Gregor est isolé dans quatre murs, tout comme l’auteur, afin d’assurer sa survie vu qu’il écœure ceux qui étaient autrefois ses semblables. Gregor est ainsi un antihéros, un personnage incompris qui se destine à un destin sombre.

    Enfin, La Métamorphose constitue une histoire totalement irrationnelle et parfois frustrante. Il est incompréhensible de voir que la famille ne tente rien pour aider Gregor à retrouver son état normal, l’écriture de Kafka est bouleversante et ne laisse pas imaginer une fin meilleure pour ce triste personnage. Nous éprouvons d’abord de la répugnance envers Gregor et le final nous fait changer d’avis. Gregor ne peut même pas s’enfuir de cette famille qui la déteste, il est mort et aucun membre de la famille ne semble être impacté par cette perte. Ils font comme si ce membre de la famille n’avait jamais existé. C’est à ce moment-là que nous ressentons de la compassion pour ce personnage qui a vécu un calvaire. Nous venons à nous poser la question de qui est le plus humain entre les individus de la société et Gregor, qui n’a jamais voulu offenser qui que ce soit.

    La Métamorphose nous donne « le cafard ». 

     La Métamorphose de Kafka

    Illustration de la bande-dessinée adaptée du roman par Corbeyran et Horne.


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