• Nouveaux écrits

    Nouveaux écrits

    Cette rubrique est consacrée aux écrits que je n'ai jamais montré ou que j'ai écris récemment.

  • " Bonjour " " Quinze euros et trente-sept centimes s'il vous plaît " " Voici votre ticket " " Merci, bonne journée, au revoir ! "

    Je tente de garder le côté humain, mais tout ce que je vois, ce sont des machines à fric. Je scanne leurs articles de la consommation de masse, illimitée. Leurs bouteilles d'eau en plastique alors qu'ils ont accès à l'eau potable. Leur steak haché, qui a été un animal à la vie misérable. Leurs barres chocolatées, remplies d'additifs, qui détruisent leur santé. Leurs beaux légumes alors que le matin-même, les moins présentables se sont retrouvés au fond d'une poubelle. Leurs fruits exotiques, qui viennent de l'autre bout du monde, quel dégât environnemental.


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  • Lorsque la violée devient la violeuse. C'est rare de voir ce terme employé au féminin.

    Avant il n'y avait pas le mot " couple ". Nous étions seulement deux personnes qui appréciaient passer du temps quand ils en avaient envie. Nous étions celles qui mataient la nouvelle série sortie sur Netflix. Nous étions simples, nous faisions l'amour avec passion.

    Aujourd'hui, nous sommes deux à se balader avec cette étiquette " couple ". Nous pourrions penser que rien n'a changé, que l'amour est authentique. Puis un jour, tu retrouves ce sentiment de dégoût. Le jour où il t'annonce que la dernière fois que vous aviez fait " l'amour " qu'il s'est forcé.

    Arrêter de se voiler la face, ce n'est plus un couple. Seulement deux êtres qui se torturent à rester ensembles.


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  • La cadence est la même que d'habitude, ses mains parcourent mon corps brûlant. Le plaisir est constant et pourtant, j'aperçois un regard nord. Je l'entends me dénigrer, se plaindre, me donner des ordres. La violence n'est pas physique mais mentale. Je l'aime. Il me fait peur. Je l'aime.

    Aucune marque rouge, seulement mon état de choc. Mes peurs se taisent par mes pleurs intérieurs. Le goût de tes lèvres me devient inconnu. De honte, j'ose me demander si c'est réellement l'être aimé. Violente passion ou Colère refoulée ? On s'assemble ensemble, on est complices. Tout ce que je ressens c'est du vide, de l'incompréhension et de la peur.

    On est attiré par notre malheur, je souffre et le lendemain je reviens vers toi. Croyant à un avenir possible tout en étant terrorisée. Parle-moi encore de la belle maison isolée, des quatre enfants, de la petite Apocrypha, du chien joueur. Parle-moi d'avenir en m'utilisant, en me faisant toujours plus mal. Personne ne m'a vu m'endormir, et j'espère, ne plus me réveiller, m'envoler.

    Rappelle-moi notre amour mortel. Je ne me connais plus, tous mes repères perdus. Ton arrivée m'a tourmentée, je me croyais plus forte. Mes plaies s'ouvrent pour toi. Et un jour, cela me tuera.

    Inspiré du dernier album de Cœur de Pirate.


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  • Charlène se ressert une bière dans le frigo, sans décapsuleur elle a toujours des difficultés à l'ouvrir. Mais quand elle veut boire, elle y arrive. Depuis quelques mois, les bouteilles d'alcool s'entassent dans la cuisine, quelques-unes traînent sur le sol de la chambre. Avant, elle ne buvait pas. Maintenant, c'est devenu une habitude, elle est ivre tous les jours. Elle ne trouve pas le sommeil si elle ne s'est pas bourrée la gueule. Cela fait rire ses amis en soirée, elle ne tient plus debout, elle parle fort. Charlène a l'alcool joyeux, elle va danser sans complexe. Charlène a l'alcool triste, elle pleure son amie décédée. Charlène a l'alcool agressif, elle est prête à frapper celui qui l'empêchera de se resservir à boire. Charlène dort sur le sol froid alors que tous le monde fait la fête. Charlène est chaude quand elle boit, au point de vomir sur son coup d'un soir.

    Tous le monde connaît une Charlène, mais peu savent reconnaître qu'elle est dans une impasse et qu'elle a besoin d'aide.


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  • Line pleure à chaudes larmes, elle n'arrive pas à gérer sa crise d'angoisse. Elle se sent dépassée, contrôlée par son monstre intérieur. Autrefois, ces démons la dévoraient elle, ils la pourrissait jusqu'à qu'elle veuille en finir.

    Aujourd'hui Line pense aller mieux. Elle a trouvé l'amour et de vrais amis. Pourtant, elle crache son venin sur ceux qu'elle aime. Elle met en avant leurs faiblesses, elles se déchaîne sur eux telle une acharnée. Line les détruit autant qu'elle le peut, elle n'est plus maître d'elle-même et laisse ce monstre prendre le dessus sur elle. Quelque chose la ronge, une colère omniprésente, un mépris pour ses semblables. Elle va les dévorer jusqu'au dernier morceau, les déchiqueter, les broyer. 

    Mais Line, il n'y a pas de démons. Tu es juste pourrie de l'intérieur.


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