• Objet

    [sexe]

    03.07.16

         Et si on arrêtait de garder ses pensées pour soi ? Et si on disait tout ? Il y a quelques semaines, j’étais loin de me douter que j’aimais ça. Cette soumission, cette violence, cette brutalité. Mais cela signifie-t-il que pour autant je ne recherche aucune affection ?

    J’ai beau ne pas t’aimer cependant comme tout être humain sur cette terre j’ai besoin d’affection. L’acquisition d’expériences me rapproche de la perfection et tu sais très bien que je la recherche. Mais il y a cette chose si précieuse que tu ne peux pas me donner, car elle ne me sera pas offerte. Les caresses, les suçons, les baisers sur le corps, sur les lèvres. Ça me manque tu vois. J’ai aussi besoin de douceur et légèreté. La première fois on a parlé pendant des heures, à présent tu sais que j’ai envie, tu me frustres volontairement et je finis par craquer et t’offrir tout ce que tu veux.

    Tu ne cherches même plus à m’adresser la parole, à m’écouter. Tu l’as dit toi-même, je suis ton objet. Ton objet sexuel. Tu peux jouer autant que tu veux avec moi, je ne dirais pas non. J’en oublie même qu’en réalité je suis une personne qui a des émotions, des valeurs et des désirs. Je me perds dans mes envies. Qu’est-ce que je souhaite ? Être ta chose, que tu me domines totalement ? Ou ai-je besoin d’amour ? Ou des deux ?

    Nous verrons cela avec le temps. Mais ce qui est sûr, c’est qu’entre l’amour et toi, je choisirais l’amour. Et je t’assure qu’il faut choisir. Les êtres humains ne sont pas assez ouverts pour distinguer l’amour du sexe. Si tu m’appartiens en amour, alors tu m’appartiens sexuellement. Et moi-même j’ignore si je serais capable de laisser l’être aimé le faire avec une autre que moi.

    Tu t’en souviens de ça « Tu n’auras rien d’autre que des jugements… à part de la pitié ». Cette phrase horrible qui m’a terriblement marqué. Qui es-tu pour me juger ? Pourquoi toi tu pourrais succomber aux plaisirs de la vie et pas moi ? Peu importe. Comme tout être humain, j’ignore ce que je souhaite réellement. C’est comme les enfants tu vois, ils te disent qu’ils veulent une poupée blonde aux yeux bleus, et une fois qu’ils l’ont, ils ne sont pas satisfaits, ils auraient préféré la brune qui a l’air plus joyeuse.

    Alors que je raconte ça des souvenirs me reviennent. Cette soirée-là où même si je n’étais pas dans mon état normal j’ai pu voir que tu étais énervé. Ton visage crispé et cet air si mauvais. J’ai eu peur. « Tu te calmes maintenant ! ».

    Puis deux baffes.


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